À LA FRONTIÈRE DU TIBET
Matthieu 11. 25, 26
Bill et Jenny Morris, un couple de jeunes missionnaires américains, avaient choisi un champ de travail particulièrement difficile dans lequel peu osaient se risquer, à la frontière du Tibet. La population était plongée dans l'idolâtrie ;il semblait que le message chrétien ne pourrait jamais l'atteindre.
Écoutons Bill raconter leur expérience : “Pendant sept ans, nous avons annoncé l'évangile sans voir aucun résultat de notre travail. Nous avions beaucoup étudié pour apprendre la langue et avons tout tenté pour prouver à ces personnes que nous les aimions, mais ils ne nous ont jamais témoigné la moindre confiance. La septième année, pourtant, il s'est passé quelque chose : la naissance de notre premier enfant, une petite fille.
Quand notre petite Grâce a commencé à se traîner à quatre pattes, les gens du village l'observaient et souriaient. Et lorsqu'elle a appris à parler, elle s'est exprimée aussi facilement dans leur langue que les enfants du pays. Un jour, nous avons découvert qu'elle répétait à ses petits amis les versets de la Bible et les chants que nous lui apprenions.
C'était comme un miracle. Alors que nous avions presque perdu l'espoir de voir des cœurs s'ouvrir à
l'amour de Dieu, un témoignage éclatant est sorti de la bouche de notre petite fille. Dieu s'était servi de cette enfant
pour produire la première conversion. Maintenant, huit jeunes chrétiens lisent l'évangile ensemble et se préparent à
l'annoncer autour d'eux.”
C'EST MON HISTOIRE
Luc 15. 18
Psaume 130. 3, 4
Luc 15. 20
Jean 16. 27
Il y a quelques années, un groupe de guitaristes s'était réuni sur la place d'un village en Angleterre. Avec leurs chansons rythmées, ils attirèrent rapidement de nombreux auditeurs. Après la représentation, Peter, l'un des musiciens, fit la quête auprès de l'auditoire. Il frappa aussi à la fenêtre d'une maison voisine. On lui répondit :
- Jeune homme, vous avez une belle voix. Voici un billet pour vous si vous lisez au public l'histoire du fils prodigue dans ce Nouveau Testament.
- Ce sera de l'argent vite gagné! se dit Peter en souriant.
- Mesdames et Messieurs, dit-il à son auditoire, j'ai un texte à vous lire de la part du voisin. Il trouva l'endroit indiqué dans l'évangile selon Luc, et avec le souci d'accrocher son public, commença : "Un homme avait deux fils; le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part du bien qui me revient. Alors il leur partagea son bien".
Là, le lecteur s'interrompit, avant de continuer avec un peu moins d'assurance : "Peu de jours après, le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu'il avait, en vivant dans la débauche"... Ce récit collait à sa propre histoire! Plus il avançait, plus il était ému. Bouleversé, il lut le résumé de sa propre vie, jusqu'à ces paroles : "et moi je péris ici de faim! Je me lèverai, je m'en irai vers mon père".
Il ne peut se défaire de cette histoire : elle lui remet en mémoire des souvenirs qu'il a essayé d'effacer, mais surtout l'amour de ses parents qui s'est montré par tant d'attentions. Mais quelle mouche l'a piqué pour qu'il quitte la maison ? Bien sûr, comme il n'en faisait qu'à sa tête, cela ne pouvait pas leur plaire, et même les choquait. Se serait-il trompé, lui qui aujourd'hui se produit dans la rue avec ses copains pour récolter quelques pièces afin de joindre les deux bouts ?
Il décide d'aller voir le chrétien qui lui a donné le petit livre. La conversation s'engage rapidement.
- L'histoire de ce fils rebelle, c'est la mienne, dit-il immédiatement. J'en ai honte.
- Sais-tu que cette histoire est celle de tout homme, la mienne aussi, dit le chrétien, si nous considérons le Père comme notre Créateur ? Tu as lu la première partie de l'histoire, lisons ensemble la deuxième.
Peter découvre alors que le chemin du retour lui est toujours ouvert, non seulement vers ses parents, mais aussi vers Dieu. La confession sincère de son passé devant Dieu le conduit à Jésus Christ, qui devient son Sauveur, son libérateur.
Il a fait la même expérience que le fils prodigue dans la parabole qu'il a lue tout à l'heure.
Dieu l'a accueilli tel qu'il était, sans lui faire de reproche. Il a la certitude qu'il est pardonné. Jésus Christ a payé pour lui.
C’EST FINI
Hébreux 9. 27
Psaume 23. 4
La mort est là, tout près. On n’y a pas trop pensé jusqu’ici, sauf un peu aux enterrements des autres, mais l’idée que ça pourrait nous arriver, on l’a vite enfouie le plus loin possible dans notre esprit. Parce qu’il faut avouer que la mort, cette plongée dans l’inconnu, fait peur…
Hier, le médecin a été suffisamment clair sur le diagnostic, même si, un peu gêné, il n’a pas voulu donner d’échéance. Il a confirmé ce qu’on ressentait intérieurement, après des mois de lutte contre la maladie. D’ailleurs, pas besoin de diagnostic médical, il suffit de voir le regard ému des proches, pour comprendre, dans ce mélange de compassion et de fatalisme, que c’est fini.
C’est fini ?
Non, avant que mon esprit ne sombre dans une torpeur inéluctable, il me reste une décision à prendre. Si jusqu’ici j’ai toujours laissé Dieu de côté, si j’ai vécu ma vie sans me soucier de lui, parce que pour moi la religion n’était que des contraintes absurdes, un conditionnement de l’esprit destiné simplement à culpabiliser les gens…, je peux choisir de ne rien faire, et affronter seul la mort et ce qui suivra. Mais je peux aussi changer d’avis et me tourner vers Jésus en lui demandant de m’accompagner pour cette ultime étape.
Aujourd’hui, je n’ai plus honte de laisser de côté ma fierté, pour dire à Jésus : “Toute ma vie, je n’ai pas voulu de toi, je mériterais que tu me laisses tout seul, mais maintenant j’ai peur, et j’ai besoin de toi… Tu pardonnes, je le sais, tu me prendras par la main et tu me porteras dans ton ciel.”
CHERCHE ET DIEU TE RÉPONDRA
Je suis née en Belgique dans une famille marocaine musulmane. Mes parents ne m'ont jamais forcé à suivre leurs habitudes religieuses. Mais j'avais soif de Dieu dans ma vie, et s'il m'arrivait de le prier, mon cœur restait froid. Ma devise était : je ne suis pas mauvaise, je ne fais de mal à personne, je n'ai pas d'ennemis, je ne vole pas. Mais au fil de mon existence, j'ai commencé à faire des choses qui me condamnaient de manière certaine vis-à-vis de Dieu. J'ai pris conscience du poids de mes péchés, et c'est ce moment que Dieu a choisi pour se révéler à moi. Je traversais une période trouble, alors qu'une nouvelle vie s'ouvrait devant moi : j'avais quitté le foyer familial et j'étais indépendante. À cette époque, un chrétien que j'avais rencontré me parlait souvent de Jésus. Je trouvais cela agaçant et j'avais hâte que ses discours prennent fin. Il me répétait toujours : "cherche, et Dieu te répondra". Enfin j'ai accepté de chercher, et dès ce moment, quelque chose m'a empêché de vivre comme avant. C'était comme si, inconsciemment, j'avais fait un pas de trop et je ne pouvais plus reculer.
Quand j'ai commencé à lire la Bible, j'ai eu le sentiment de commettre un péché. Pourtant Dieu me donnait des réponses à travers ces lectures mais je ne voulais pas les accepter. J'ai décidé de prier, demandant à Dieu de me faire connaître la vérité. Peu à peu, mon cœur s'est ouvert et Dieu a enfin pu y mettre la seule et unique vérité." "Un jour, en déclarant dans mon cœur : "Voilà, je t'accepte, Jésus, comme mon Sauveur", j'ai ressenti en moi une grande paix. J'ai prié pour le pardon de mes péchés et Dieu m'a pardonnée puisque Jésus a payé pour mes fautes. Après ma conversion, même si mon cœur était heureux, je suis passée par de nombreuses épreuves. La première a été la rupture avec ma famille. Je n'aurais pas pu supporter de leur mentir et je leur ai annoncé ma conversion. Ils étaient très mécontents et m'ont fait savoir qu'ils ne désiraient plus me voir.
D'autres épreuves ont suivi et j'ai
vécu une terrible oppression. Par-là, le Seigneur m'a enseigné et
fortifié, car dans chaque situation, il avait préparé une solution. Il
m'a aussi appris à combattre l'ennemi de mon âme. Cette lutte intérieure
a été la plus dure, car Satan était contre moi, mais Jésus a accompli un
travail énorme en moi. J'avais tellement hâte de sortir de cette
oppression que je priais le Seigneur pour qu'il m'aide et qu'il
m'enseigne, encore, et encore ! Il était là, il attendait ma demande,
car sa main était tendue pour me donner. Je voulais savoir qui était ce
Jésus qui m'avait sauvée, comment l'aimer comme il m'aimait. Il m'a
révélé sa nature, et je n'ai qu'un seul désire : lui ressembler, tellement
il est parfait en tout. Jésus est celui qui m'a pardonnée. Il a purifié
et guéri mon cœur de toutes ses blessures. Je veux louer son nom à
chaque instant et le remercier. Comme il m'a sauvée, moi, il cherchera
aussi d'autres "brebis égarées" pour leur faire connaître son amour.
COMBAT SPIRITUEL
Jacques 4. 7
… Dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; persécutés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais ne périssant pas.
2 Corinthiens 4. 8, 9
Tant qu'il est sur la terre, le chrétien est engagé dans un combat spirituel. Le croyant sait qu'il est du côté du Vainqueur, son Sauveur, celui qui délivre. Mais Satan fait son possible pour affaiblir le soldat ou même le faire tomber au champ de bataille. Il a tant de tactiques ! Aux jeunes croyants, par exemple, il peut chercher à donner une fausse image de Dieu. Il leur présentera un Dieu lointain et exigeant, qui ne s'intéresse à eux que pour les surveiller et les punir à chaque faux-pas. Aux plus âgés, il fera croire que, devenus des chrétiens plus expérimentés, ils peuvent affronter seuls la tentation…
La Bible ne dit nulle part que les chrétiens ne rencontreront pas de luttes. Elle affirme en revanche que, du plus jeune au plus âgé, Jésus Christ veut les conduire à la victoire. Notre Dieu tout-puissant met parfois notre patience à l'épreuve pour faire de nous des soldats plus confiants dans la sagesse de notre Chef, le Seigneur Jésus. Nous devons toujours avoir conscience que la situation dépasse nos faibles capacités et que la présence du Seigneur lui-même nous est indispensable. Alors nous ferons l'expérience de sa puissance.
Vous êtes peut-être en ce moment la cible d'attaques sévères de notre ennemi. Cela n'a rien
d'anormal pour un croyant. Pensez au jeune David et au géant Goliath (1 Samuel 17). Vous avez
peut-être devant vous une lutte plus secrète. Restez confiant. Comptez sur le Seigneur, restez
en relation avec lui par la prière et la lecture de la Bible. La délivrance approche, elle
n'arrive jamais trop tard.
COMME UN ARBRE
Jérémie 17. 7, 8
La Bible prend souvent des images tirées de la nature pour nous faire mieux saisir les réalités invisibles de la foi. Ainsi le prophète Jérémie compare le croyant qui se confie en Dieu à un arbre dont les racines sont bien nourries, et qui peut continuer à donner des fruits durant la sécheresse.
Un arbre en bonne santé a des racines qui lui permettent de bien s'alimenter. Il a aussi un feuillage qui lui permet de grandir vers le ciel. Quel exemple pour nous, chrétiens ! Les racines nous parlent de ce qui ne se voit pas mais qui fait la force de l'arbre. Le feuillage évoque tout ce qui se voit chez le chrétien.
Il nous faut veiller sur nos racines, la partie cachée de notre vie. N'envisageons pas notre relation avec le Seigneur seulement dans le but de le servir ! Jésus a choisi ses douze disciples d'abord « pour être avec lui » (Marc 3. 14, 15), puis pour les envoyer prêcher et guérir. Recherchons un juste équilibre entre travail et repos, entre réflexion et action, méditation et mise en pratique.
La tentation permanente, c'est de chercher la source de notre communion avec Dieu dans une grande activité chrétienne. C'est l'inverse qui est vrai : plus nous sommes proches du Seigneur, plus nous porterons du fruit, sans même nous en apercevoir.
Le feuillage, c'est ce que les autres voient de nous, à commencer par nos proches. La vie du
chrétien devrait être le reflet de l'amour de Dieu, cru, goûté et vécu.
CROYEZ À L'ÉVANGILE
Marc 1. 15
Au tout début de son service public, Jésus invite ses auditeurs (et nous aussi) à se repentir et à croire à l'évangile. La repentance, ce changement intérieur, est intimement liée à la foi en l'évangile.
Que signifie "croire à l'évangile" ? Tout simplement accepter la bonne nouvelle que Jésus nous apporte. Avoir foi en cette bonne nouvelle exprime la confiance en lui, tout comme accepter la proposition d'une personne exprime la confiance que vous lui faites.
Sur ce chemin de la foi, il y a des obstacles. Ils peuvent être extérieurs : l'attrait des richesses, la recherche du pouvoir ou encore, dans certaines régions du monde, la persécution. Ils peuvent être intérieurs, comme la peur du rejet, les doutes. Tous ces obstacles nécessitent de "lâcher prise", de s'abandonner à Dieu pour avancer. La foi fait entièrement confiance à Dieu, qui seul peut nous sauver du péché et de la mort.
Croire l'évangile, c'est aussi en vivre, vivre des paroles de Jésus, car c'est dans le quotidien de nos vies que la confiance en Dieu se concrétise et que nous découvrons combien les paroles de Jésus sont vraies, combien elles sont puissantes pour nous donner l'espérance, la joie, la force dans l'épreuve. Enfin, vivre l'évangile nous amène à grandir : aimer dans la liberté, servir humblement dans cette joie profonde de la présence du Christ, vivre cet engagement dans la paix de sa grâce et la force de sa lumière.
DANS LE TRAIN
Hébreux 11. 3
Nous sommes au 19e siècle. Un monsieur d'un certain âge est assis dans le train et lit sa Bible. À côté de lui se trouve un jeune étudiant, plongé dans la lecture d'un ouvrage scientifique spécialisé. Au bout d'un moment, le jeune homme demande à son voisin :
- Est-ce que vous croyez encore à ce vieux livre plein de fables et de contes ?
- Mais oui, bien sûr, car ce n'est pas un livre de fables, c'est la Parole de Dieu! L'étudiant rétorque :
- Vraiment, vous devriez vous intéresser un peu à l'histoire! Au temps de la Révolution, il y a moins de cent ans, la religion a été démasquée comme étant une illusion! Il n'y a que les gens incultes qui croient encore que Dieu a créé le monde par sa parole. Vous devriez vous renseigner sur ce que dit la science à propos de ce conte de la création.
- Eh bien, répond son voisin, que disent donc les savants d'aujourd'hui sur ce sujet ?
- Je descends du train dans un instant, je n'ai donc plus le temps de vous expliquer cela en détail. Mais donnez-moi donc votre adresse, je vous enverrai de la littérature scientifique sur ces questions.
Là-dessus, le vieux monsieur ouvre son portefeuille et donne sa carte de visite au jeune homme. Celui-ci la lit, et se sent tout à coup plus petit qu'une fourmi. Il quitte le train, tête basse.
On pouvait lire sur la carte :
Professeur Louis Pasteur Directeur de l'Institut Pasteur.
DÉPENDANCE NÉFASTE
Tite 3. 3
Vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice.
Romains 6. 16
L’addiction, mot si actuel, dépeint un besoin répété et irrépressible de faire ou de consommer quelque chose malgré des motivations ou des efforts pour s’y soustraire. Elle peut revêtir de multiples formes (alcool, jeu, pornographie, drogues…) et rend toujours esclave et malheureux.
La Bible, sans citer ce terme, l’évoque par les mots : esclavage (Jean 8. 34 ; Romains 6. 16-20), enlacé (2 Pierre 2. 20), etc. Si la société, en particulier le milieu médical, y voit une “pathologie mentale”, le chrétien adopte le point de vue que donne la Parole de Dieu : Satan cherche toujours à asservir l’homme au péché, et inlassablement à l’avilir, pour son malheur. Il utilise de nombreuses tactiques, souvent difficiles à dépister, si subtiles et trompeuses. Soyons vigilants à tout âge !
Une mauvaise habitude qu’il faudrait abandonner, une relation qu’il faudrait rompre… Satan commence ainsi par émousser notre conscience, afin de mieux nous tenter. Une fois pris au piège, nous réalisons, souvent trop tard, notre état d’esclavage. Ne comptons pas sur nos propres forces, faisons appel au Seigneur. Il peut nous dégager du piège de l’addiction. Jésus a vaincu Satan, et aujourd’hui encore il veut et il peut nous libérer, nous rendre victorieux et heureux.
“Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous” (Jacques 4. 7, 8).
DES HAUTS ET DES BAS
Psaume 107. 26
Jésus Christ est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement.
Hébreux 13. 8
Aujourd’hui, ça ne va pas. Hier, j’ai senti le Seigneur tout près de moi. Et maintenant, je n’arrive pas à prier, et le Seigneur me semble loin… Je ne ressens plus la joie et la paix d’hier. Que se passe-t-il ? Ai-je mal agi ? Le Seigneur s’est-il éloigné de moi ?
Des hauts et des bas, des états d’âme changeants sont, à des degrés divers, l’expérience de beaucoup de chrétiens…
Lorsque le soleil est caché par des nuages, il continue toujours à briller dans le ciel. Mais, depuis la terre, sa clarté est voilée.
Il en va de même de l’amour de Dieu. Comme le soleil qui brille avec éclat au-dessus des nuages, l’amour divin est inchangé. Il garde toute son intensité, et reste prêt à se déployer efficacement pour nous encourager, et tendrement nous guérir.
Voulons-nous nous enfermer dans nos circonstances de vie, porter la charge de nos soucis, nous laisser ronger par l’amertume ? Vivre en solitaire, nous enfoncer dans le refus d’avouer une faute, ou de pardonner ? Autrement dit : voulons-nous rester sous le nuage, ou le percer d’un regard de foi en levant les yeux vers notre Dieu qui est lumière, et voir, comme lui le voit, ce qui nous atteint ? Il nous apportera le réconfort de son amour, le conseil de sa sagesse, la force et la joie de son pardon.
Dirigeons nos pensées vers Jésus ! Son œuvre accomplie à la croix est parfaite et suffisante pour mon salut éternel. Son amour ne sera jamais altéré par ma conduite, et sa bonté subsiste de jour en jour (Psaume 52. 1).
DESTINATION - LE CIEL
2 Corinthiens 5. 1
Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux.
Luc 10. 20
Rescapée du camp de concentration de Ravensbrück, Corrie Ten Boom a parcouru le monde pour témoigner de l'amour de Jésus Christ, ressenti dans les pires moments de sa détention. Elle saisissait toutes les occasions pour délivrer son message, non sans humour parfois.
Un jour, alors qu'elle préparait son retour en Hollande après une tournée en Extrême-Orient, elle alla réserver un vol comportant beaucoup d'escales : Hong-Kong, Sydney, Auckland, Le Cap, Tel-Aviv et Amsterdam.
- Quelle est votre destination finale ? demande l'employée.
- Le ciel, répond Corrie.
L'hôtesse est embarrassée : - Comment cela s'écrit-il ? Corrie épelle : - L.E.C.I.E.L.
Après un instant de réflexion, elle sourit et dit à Corrie : - Ah, j'ai compris! Mais ce n'est pas cela que je vous demandais.
- Mais c'est à cela que je pense. Pourtant, inutile de faire une réservation, j'ai déjà mon billet.
- Vous avez votre billet pour le ciel! Comment l'avez-vous obtenu ?
- Il y a environ 2000 ans, répond Corrie, Quelqu'un me l'a payé. Je n'ai eu qu'à l'accepter.
Mon bienfaiteur s'appelle Jésus Christ, et il a payé le passage en mourant sur la croix pour mes péchés.
Puis elle ajoute : Sans réservation, on a généralement du mal à obtenir une place dans vos avions. Mais c'est pire quand
il s'agit d'aller au ciel. J'espère que vous allez réserver votre place.
DIEU
2 Rois 19. 15, 16
Dieu universel : cet être sur lequel ma raison achoppe, car je ne peux que constater son existence, sans l’expliquer, sans parvenir à le connaître par mes propres efforts. Je suis bien obligé d’admettre : Dieu me dérange…
Dieu si grand : Comment ne pas être saisi par la grandeur infinie de l’auteur de la création ? Comment ne pas s’extasier devant la nature ? Comment expliquer la vie ? Comment comprendre l’aspiration de l’homme vers le domaine spirituel, alors qu’il aurait pu n’être qu’un amas de matière, fonctionnant comme une machine ? Je ne peux qu’admettre : Dieu m’émerveille…
Dieu juge : Quelle horreur ! Si Dieu existe, il est logique qu’il me demande des comptes un jour. Ce serait finalement tellement mieux qu’il n’y ait pas de Créateur ! Alors, tout serait permis ! Aucune morale ne serait universelle, personne n’aurait une autorité transcendante pour m’imposer quoi que ce soit ! Je pourrais me croire libre… Car je ne peux me voiler la face : Dieu m’effraie…
Dieu inconnu : Je ne sais comment l’apaiser, ni comment le satisfaire. Il existe tellement de représentations de Dieu, tellement de religions qui ont la prétention d’amener un être aussi infime que moi à un Dieu aussi grand que lui. Mais comment être sûr d’en faire assez ? Je ne peux me laisser tromper : soit il m’attire à lui, soit je me tromperai toujours à son sujet. Oui, il faut bien l’admettre : Dieu me désespère… À moins que…
1 Jean 5. 9, 20
Dieu révélé : Non seulement la création me parle de lui, mais dans la Bible je l’entends. Il me demande juste de lui faire confiance. De croire qu’en Jésus Christ il s’approche de moi. C’est lui qui fait tout pour que je puisse entrer en relation avec lui : il me pardonne d’avoir eu peur de lui, d’avoir essayé de me débarrasser de lui, de ne pas avoir voulu l’écouter. Il me pardonne, oui ! Il faut bien l’admettre : Dieu m’aime !
Dieu chaque jour : Quelle joie maintenant ! Il s’adresse à moi par la Bible et par son Esprit, je peux lui répondre par la prière. Il est devenu mon Père, tout-puissant et parfait ! C’est un Dieu si proche. Il est toujours grand, mais il entre tout entier dans mon cœur. Je dois l’admettre : Dieu me parle !
Dieu espérance : Ce n’est pas fini. Un jour je le verrai. Le bonheur qu’il promet ne se réduit pas au bonheur d’aujourd’hui. C’est la certitude d’un état de perfection dans l’amour, la joie, la paix. Vu que Dieu tient ses promesses pour la vie d’aujourd’hui, il ne peut que tenir celles qu’il a faites pour l’avenir ! Il faut l’admettre : Dieu m’attend.
Dieu pour toi : Dieu est mon Dieu, mais il ne m’est pas réservé. Il veut être un Dieu personnel pour toi aussi ! Personne ne peut devenir l’ami de Dieu par ses mérites. Personne n’est trop loin de lui. Quelle que soit ta situation, tu peux crier à Dieu pour qu’il se révèle à toi, tu peux lire la Bible dans laquelle il te parle, faire confiance à Jésus Christ qui te le révèle. Oui, il te faut bien l’admettre : Dieu t’attend !
DIEU EST VENU DANS MA GALÈRE
Ésaïe 38. 5, 6
L’Éternel m’est apparu de loin : Je t’ai aimée d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté.
Jérémie 31. 3
Le 24 décembre 2000 je suis à la rue avec mes deux filles âgées de 6 et 2 ans. Encore un échec… Je suis écorchée, lasse, révoltée, dégoûtée de tout ce que la vie m’a réservé. Sur qui compter ? Je suis seule dans cette galère.
Le 27 décembre l’assistante sociale me propose une place dans un centre qui accueille des personnes victimes de violence familiale. J’y ai été accueillie par une gentille dame, qui semblait différente des autres. Des messages bibliques étaient inscrits un peu partout sur les murs, cela m’a paru rassurant.
Après quelques jours où j’avais été révoltée et très agressive, on m’a proposé de lire une parabole des évangiles. Cela a produit une lutte intérieure en moi. Je me suis posé des questions : comment un Dieu comme celui de la Bible, si puissant, si bon, pouvait-il aimer une fille comme moi ? J’en étais indigne, fille de rien, incapable d’avoir avec les autres des relations normales. Comment pouvait-il me regarder et attendre quelque chose de moi ? Je devais changer de vie pour ne plus m’enliser dans le sable ! Je me suis mise à pleurer, me “vidant” de toute cette souffrance, de tout ce passé et de ce présent si pesant, en demandant à Dieu de me guider dans la vie.
Psaume 66. 16, 19, 20
Depuis ce jour je n’ai cessé de remettre ma vie à Dieu.
Je suis allée à des réunions chrétiennes chaque dimanche pour entendre sa Parole et apprendre à le connaître. J’ai d’abord lu tout le Nouveau Testament ! C’était extraordinaire, je découvrais Dieu ! Comment Jésus avait donné sa vie pour moi, alors que jusqu’ici on m’avait tant rejetée, salie, bafouée.
J’ai appris à lui parler dans la prière, seule ou en groupe. Je recevais chaque fois une paix si profonde, si vraie, celle que j’avais tant recherchée toute ma vie.
Cet amour de Jésus m’a renouvelée. J’ai abandonné certaines fréquentations, je faisais attention à ma façon de me comporter, je priais beaucoup pour moi et pour les autres. Je lisais ma Bible avec mes enfants. Et dans les rencontres avec des chrétiens, j’ai trouvé le vrai sens du mot “famille” !
Il y a eu d’autres épreuves, mais Dieu m’a fortifiée ! Mes filles et moi, nous avons traversé tout cela avec lui, il a toujours été près de nous, et nous a aidées à nous reconstruire. En mai 2010 je me suis fait baptiser et ce fut un jour de grande joie ! Dieu est fidèle et je peux dire après 10 ans de marche avec lui : ma vie n’a plus jamais été la même qu’auparavant.
Quoi qu’il arrive, quelle que soit la vie maintenant, Jésus Christ marche à mes côtés et je suis heureuse de parler de lui à d’autres, afin que chacun puisse recevoir ce même amour… Il ne regarde pas à l’apparence, à la couleur de la peau… Mais il regarde au coeur. Quel merveilleux Sauveur et Seigneur nous avons !
DIEU M'A REDONNÉ UN AVENIR
Jérémie 29. 11
Les souvenirs de mon enfance sont contrastés : ma mère aimait ses enfants, et mon père, à cause de l’alcool, perdait peu à peu le contrôle de sa vie et de sa famille. Je me revois, enfant, marcher le long du trottoir, ne fixant que mes pieds, rempli d’angoisse à l’idée de rentrer à la maison. Pourquoi cela n’arrive qu’à moi ? Personne pour répondre à mes questions…
À 15 ans, je pars vivre en Espagne chez des cousins. J’ai grandi jusque-là sans avoir vraiment eu connaissance du bien et du mal. Je n’avais comme repères que ma mère qui nous avait protégés et mon grand frère, respecté dans notre quartier… pour ses “exploits” de violence. Peu à peu, l’alcool et la drogue rythment ma vie, de fête en fête. Je me lève vers midi, et paresse dans l’ambiance de la drogue et de la musique jusqu’à 4 ou 5 heures du matin. Ma vie est vide…
Un jour, je reçois une lettre de mon frère aîné. Il m’écrit qu’il a été touché par Jésus, que sa vie a changé. Il a joint à sa lettre un évangile de Jean. Moi qui ne lisais jamais, je lis tout l’évangile en quatre jours. Le choc est immédiat. L’amour de Dieu me saisit. Je décide de revenir en France, retrouve mon frère, et l’accompagne à l’église. On m’accueille chaleureusement.
Dieu prend le temps de me reconstruire. Environ six mois après, je demande à être baptisé. Depuis, j’ai repris des études, réussi les examens et trouvé du travail. J’ai même fondé une famille. Dieu m’a redonné un avenir et une espérance : Jésus Christ.
DOUTES SUR LE CHEMIN DE LA FOI
Matthieu 14. 30-32
– J’ai souvent des doutes. Ma foi paraît si faible, et je me demande alors si j’ai ou non la foi. Est-ce le cas ?
– Vous savez que le doute n’est pas l’incrédulité, mais s’en contenter y conduit. L’homme incrédule ne croit pas ce qui lui est dit, il le refuse. Celui qui doute se pose des questions, s’interroge, parfois douloureusement. Quand il est parlé du doute dans le Nouveau Testament, c’est au sujet de croyants : Pierre, quand il enfonçait dans l’eau en marchant vers Jésus, certains disciples lorsqu’ils ont rencontré Jésus ressuscité, etc.
N’hésitez pas à raconter vos doutes à Dieu. Il vous répondra. Il peut le faire directement lorsque vous priez seul ou avec un ami chrétien, ou par la lecture de la Bible, car la Parole de Dieu est vivante. Elle atteint jusqu’aux limites de l’âme et de l’esprit. Et la foi vient de ce qu’on entend par la Parole de Dieu (Hébreux 4. 12, 13 ; Romains 10. 17).
Les doutes apparaissent aussi comme un test de la foi, qui permet de distinguer nos croyances basées sur la sagesse des hommes, même chrétiens, et nos convictions fondées sur la Parole de Dieu. Avec la certitude que le Seigneur Jésus reste toujours près de nous, nous apprenons à ne pas lâcher sa main, et notre foi grandit. Un chrétien qui a traversé des doutes a souvent acquis l’humilité nécessaire pour dialoguer avec d’autres et partager leurs inquiétudes.
“Ce n’est pas par naïveté que je crois en Jésus Christ et que je confesse son nom. La conviction qu’il est venu pour me sauver est née à travers la fournaise du doute.” (Fiodor Dostoïevski)