Reprise des sujets intéressants du Seigneur est proche

LA VRAIE PRUDENCE

Ne vous faites donc pas de souci pour votre subsistance.  Matthieu 6, 25


    Un avertissement dont nous avons besoin qu’on nous le répète souvent, c'est bien celui-ci : les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les plaisirs de la vie tendent sans cesse à étouffer en nous la divine semence. C'est tantôt la nourriture et le vêtement, tantôt l'argent qu'on possède ou le manque d'argent, les amis qu'on a ou qu'on voudrait avoir, les difficultés de tous genres. C'est un flot qui monte toujours, et qui risque de nous submerger, si l'Esprit de Dieu n'est pas en nous, digue sûre et infranchissable

    Ne vous faites pas de souci pour votre subsistance. Ne vous inquiétez que d'une seule chose, nous dit le Seigneur, de votre position à mon égard. Le sens commun se rebiffe là contre : " mais c'est absurde ! Il faut bien que je m'inquiète de comment je vivrai, de ce que je mangerai, de ce que je boirai. " - " Non, dit Jésus, il ne le faut pas. " N'allez pas vous imaginez là-dessus qu'Il ne sait rien de vos circonstances particulières. Il les connaît mieux que nous, et il vous dit : " d'abord Dieu, et le reste ensuite. "

    " À chaque jour suffit son mal. " Quel est donc le mal qui vous harcèle aujourd'hui ? Serait-ce de petits lutins qui vous soufflent à l'oreille : " que faire cet été ? que faire dans un mois ? " - " Ne vous inquiétez de rien ", dit Jésus. La vraie prudence, c'est de penser au "combien plus" de votre Père céleste.

LE COMBAT SPIRITUEL (1)

Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force.  Éphésiens 6. 10


La Parole de Dieu parle de combat spirituel et d'ennemis aussi longtemps que nous sommes sur la terre. Mais elle parle aussi de victoire sur trois ennemis:

    1. La chair. La vieille nature marquée par le péché est encore en nous, avec ses tendances mauvaises. L'arme divine contre elle est celle-ci: “Marchez par l'Esprit, et vous n'accomplirez pas la convoitise de la chair” (Galates 5. 16).

    2. Le monde et ses convoitises: “la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l'orgueil de la vie” (1 Jean 2. 16). La victoire sur l'amour du monde est obtenue grâce à l'amour du Père, en considérant “de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu” (1 Jean 3. 1).

    3. Satan. Notre Adversaire, le diable, vient parfois “comme un lion rugissant… cherchant qui dévorer” (1 Pierre 5. 8); il se présente aussi comme le serpent qui cherche à nous séduire comme il l’a fait pour Ève au début (2 Corinthiens 11. 3); il peut même se déguiser en “ange de lumière” (v. 14) – c’est ainsi qu’il a trompé les fondateurs de pratiques idolâtres ou de fausses religions.

    Le premier conseil qui nous est donné, c'est de nous fortifier dans le Seigneur et dans la puissance de sa force. Cela signifie que nous ne devons pas compter sur quoi que ce soit en nous (notre intelligence ou nos connaissances bibliques), ni mettre notre confiance dans la chair. Supposez qu'un enfant désire aller jouer dans la cour mais qu'il ait peur des enfants plus grands qui veulent lui faire du mal. Il demande donc à son père de sortir avec lui; il n'a plus peur maintenant, car il est fort, non par sa propre force mais par celle de son père. Quand Élie disait: “L'Éternel, le Dieu d'Israël, devant qui je me tiens, est vivant”, il n'avait pas peur du roi Achab. Mais quand il a été effrayé par les menaces de Jézabel, le remède divin était pour lui de sortir et de se tenir devant l'Éternel (1 Rois 17. 1; 19. 11). Être en sa présence est le secret de notre force spirituelle.

    Dans le combat, trois choses essentielles sont exigées:

    1. Des soldats forts et en bonne santé.
    2. Des armes appropriées.
    3. Une relation étroite du soldat avec son chef.

LE COMBAT SPIRITUEL (2)

Au reste, mes frères… revêtez-vous de l'armure complète de Dieu, pour pouvoir tenir ferme contre les artifices du diable: car notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les pouvoirs, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes.  Éphésiens 6. 10-12



L'Épître aux Éphésiens parle de nos bénédictions spirituelles; elle nous dit que Dieu “nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus” (2. 6). Mais l'apôtre, conduit par le Saint Esprit, n’a pas voulu terminer sa lettre sans nous parler d’une chose très importante: aussi longtemps que nous sommes sur la terre, il y a un combat spirituel. C'est pourquoi il emploie l’expression “au reste”, pour montrer qu'il reste quelque chose de très sérieux, et dont nous avons à tenir compte.

    Nous avons des ennemis très méchants et bien organisés. Par conséquent, nous avons besoin de l'armure complète de Dieu. C'est une armure totale, parfaite, et à laquelle rien ne manque. Elle est tout à fait suffisante contre les ruses du diable. Dieu soit loué, il connaît tout de nos ennemis et il a préparé l'armure qui nous convient exactement. Mais pour être victorieux, nous devons la revêtir en totalité. Nous n'avons pas à choisir une pièce et en négliger une autre. Dieu connaît nos besoins et nous a préparé son armure, des armes qui ne sont pas inventées par les hommes. Ceux-ci peuvent concevoir des armes contre leurs semblables, mais ils sont totalement impuissants contre les ennemis spirituels. Ils ont essayé beaucoup de choses – entre autres, une bonne éducation, la psychologie, les règles, les lois, les prisons, les maisons de redressement, les exposés sur la morale et l'éthique – mais tout cela échoue complètement parce que l'homme est esclave du péché.

    Le croyant ne devrait jamais dépendre de ces remèdes élaborés par les hommes, mais il devrait toujours revêtir l'armure complète de Dieu pour pouvoir tenir ferme contre les ruses de Satan. Il la porte depuis le moment où il se réveille jusqu'à ce qu'il s'endorme, car il ne sait pas quand l'Ennemi peut l'attaquer. Il devrait également savoir s'en servir avec succès. Aussi lui appartient-il d'apprendre soigneusement à le faire.

LE COMBAT SPIRITUEL (3)

Prenez l’armure complète de Dieu afin qu’au mauvais jour vous puissiez résister et, après avoir tout surmonté, tenir ferme.  Éphésiens 6. 13



L’apôtre Paul nous rappelle la nécessité de revêtir l’armure complète de Dieu. Aucune de ses pièces ne doit nous manquer. C’est une armure conçue par Dieu lui-même. Au mauvais jour, elle est le seul moyen pour résister aux attaques du diable.

    Que signifie le “mauvais jour”? L’adjectif mauvais est employé trois fois en relation avec le mot jour.

    – Salomon dit: “Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais” (Ecclésiaste 12. 1). Ici, le mot mauvais se rapporte aux problèmes de la vieillesse et aux incertitudes de la vie.

    – Jésus a donné ce sage conseil: “À chaque jour suffit sa peine” (Matthieu 6. 34) – ou, selon la traduction anglaise, son mal. Le mot est employé ici en relation avec les problèmes et les soucis quotidiens. Nous ne devons pas ajouter à ceux-ci l’inquiétude pour l’avenir.

    – Le troisième emploi de l’adjectif mauvais, dans le texte d’aujourd’hui, se réfère au jour où Satan et ses agents attaquent violemment un enfant de Dieu. Dans la Parole de Dieu, nous avons beaucoup d’exemples d’un tel mauvais jour.

    David, l’homme selon le cœur de Dieu, n’avait pas revêtu l’armure complète de Dieu, quand le mauvais jour est survenu pour lui. Aussi a-t-il fait une chute terrible dont le récit se trouve en 2 Samuel 11. Ce chapitre se termine par cette déclaration: “Mais la chose que David avait faite fut mauvaise aux yeux de l’Éternel”. Au lieu de se saisir de “l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu” (Éphésiens 6. 17), il a “méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mauvais à ses yeux” (2 Samuel 12. 9). Les conditions dans lesquelles il se trouvait lui étaient favorables: il n’était plus un jeune homme, il avait plusieurs femmes. Mais tout cela ne pouvait nullement lui garantir la victoire s'il n'avait pas revêtu l’armure complète de Dieu. Joseph, en revanche, alors qu’il était encore très jeune et célibataire, a affronté un mauvais jour bien pire, mais il en est sorti victorieux. Pourquoi? Parce qu’il a dit: “Comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu?” (Genèse 39. 9). L’armure de Dieu l’a amené à fuir la tentation.

    Nous avons tous besoin de revêtir l’armure complète de Dieu pour être capables de résister au mauvais jour.

LE COMBAT SPIRITUEL (4)

Tenez donc ferme: mettez autour de vos reins la ceinture de la vérité, revêtez la cuirasse de la justice.  Éphésiens 6. 14



L’apôtre nous exhorte à nous fortifier dans le Seigneur et dans la puissance de sa force (v. 10). Puis il souligne la nécessité de revêtir “l’armure complète de Dieu” afin de résister au diable au mauvais jour et de tenir ferme contre ses artifices. Au verset 14, il mentionne deux éléments de cette armure divine: la ceinture et la cuirasse.

    1. La ceinture de la vérité. Dans sa prière à son Père, le Seigneur Jésus demande: “Sanctifie-les par la vérité: ta Parole est la vérité” (Jean 17. 17). La Bible met l’accent sur l’importance de la vérité. Salomon a dit: “Achète la vérité, et ne la vends point” (Proverbes 23. 23). Christ lui-même a dit: “Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira” (Jean 8. 31, 32). Nous sommes exhortés à étudier la Parole de Dieu, à y demeurer attachés; il faut qu’elle soit une ceinture pour nous entourer et à laquelle nous nous accrochons. C’est parce que nous ne nous conformons pas à la Parole de Dieu que l’erreur s'introduit et cause des divisions et des hérésies.

    2. La cuirasse de la justice. Tous les vrais croyants sont justes, quant à leur position en Christ, car Christ est notre justice. Mais ici, il s’agit de la justice pratique, un élément essentiel de l’armure complète de Dieu. La cuirasse protège la poitrine, qui contient deux des organes les plus importants du corps: le cœur et les poumons. S’ils sont blessés, les résultats seront désastreux. Sans cette justice pratique, nous devenons des cibles faciles pour nos ennemis qui nous observent pour voir où ils peuvent nous attaquer. La Bible nous dit: “Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie” (Proverbes 4. 23). La négligence quant à la justice pratique conduira toujours à une défaite. Il est clair que tout véritable réveil au sein du peuple de Dieu a été accompagné par plus de sainteté dans la vie de chaque croyant. Souvenez-vous que la ceinture et la cuirasse sont la vérité et la justice.

Certaine est notre victoire, luttons sans crainte et sans peur; Nous combattons pour la gloire de Jésus, le Rédempteur.

La justice est notre armure, la foi notre bouclier; La vérité, pour ceinture, doit à jamais nous lier.

LE COMBAT SPIRITUEL (5)

Chaussez vos pieds de la préparation de l’évangile de paix. Par-dessus tout cela, prenez le bouclier de la foi grâce auquel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du Méchant.  Éphésiens 6. 15-16



“L’évangile de paix” et “le bouclier de la foi” sont deux éléments essentiels de l’armure de Dieu pour que la vie d’un chrétien soit victorieuse.

    Les pieds chaussés de la “préparation de l’évangile de paix” caractérisent un croyant prêt à porter la bonne nouvelle du salut partout où le Seigneur l’envoie. En effet, “combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix” (Ésaïe 52. 7). Nous avons un message fondamental à apporter à un monde qui est à la recherche de la paix car, hélas, “le chemin de la paix, ils ne le connaissent pas” (Ésaïe 59. 8). Que le Seigneur opère en nous et nous aide à répandre la bonne nouvelle du salut. De plus, nous en éprouverons une bénédiction pour nos propres âmes. Si nous négligeons l’évangélisation, nous serons affaiblis dans notre lutte spirituelle et risquerons davantage de connaître une défaite. Que jamais aucun d’entre nous n’ait honte de l’évangile de Christ, “car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit” (Romains 1. 16).

    Le Méchant attaque avec des flèches enflammées, celles du doute et de l’incrédulité. S’il réussit à introduire en nous le doute, il pourra provoquer notre défaite. C’est ainsi qu’il a agi avec Ève. Les conséquences ont été tragiques. Les doutes sont des flèches très douloureuses, mais la victoire est par la foi. La confiance en Dieu et dans les promesses qu’il nous a faites, c’est le bouclier de la foi, qui peut éteindre toutes les flèches enflammées de Satan. Comme croyants, nous avons à marcher par la foi, et non par la vue (2 Corinthiens 5. 7), sachant que rien “ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur” (Romains 8. 39). Dieu nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour une vie heureuse et victorieuse. Il nous a donné son armure complète.

Revêtons notre armure et luttons en vainqueurs! Le secours se mesure aux besoins de nos cœurs! Plus grande est la faiblesse, Seigneur, de tes soldats, Plus riche est la promesse et plus ferme est ton bras.

LE COMBAT SPIRITUEL (6)

Prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.  Éphésiens 6. 17



Le casque protège la tête où se trouve le cerveau – organe vital des plus importants. Ce casque, c’est le salut de Dieu. “Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus” (Romains 8. 1). C’est pourquoi “nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ” (Romains 5. 1). Nous devons posséder cette assurance du salut, ce casque sans lequel nous serons troublés et tourmentés par beaucoup de pensées qui nous feront souffrir. C’est chaque jour que nous devons être délivrés des pièges du diable. Un jour nous serons complètement délivrés – esprit, âme et corps. Prenons bien soin de nous couvrir la tête avec le casque du salut!

    L’épée de l’Esprit, c’est la Parole de Dieu, et quelle épée que celle-là! Elle est “vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants” (Hébreux 4. 12), mais elle doit être conservée dans la mémoire et dans le cœur pour être prête pour toute éventualité. Il faut que ce soit le Saint Esprit qui l’emploie, et pour cela nous devons marcher par l’Esprit. Si un jeune se trouve face à une tentation sexuelle, le Saint Esprit peut lui rappeler 2 Timothée 2. 22: “Fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice”. Si la tentation qui survient est une question d’argent, le Saint Esprit lui rappellera 1 Timothée 6. 10: “C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent: pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs”. La Parole de Dieu contient tout ce qui est nécessaire pour faire face à n’importe quelle situation. Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’auteur du Psaume 119 dise: “J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi” (v. 11).

    Lisez beaucoup la Bible, appréciez-la comme votre plus grand trésor, gardez-la en mémoire, et le Saint Esprit s’en servira pour vous donner la victoire et la sécurité. Pouvons-nous nous permettre de négliger ce précieux Livre? Non, et nous devons vraiment nous revêtir des six pièces composant “l’armure complète de Dieu”!

Que sa Parole habite en moi, source, abri, soutien de ma foi, Arme puissante pour combattre, appui du cœur près de s’abattre! Ah! que toujours je sois vainqueur par la Parole du Seigneur!

LE COMBAT SPIRITUEL (7)

Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance; faites des supplications en faveur de tous les saints.  Éphésiens 6. 18



Trois choses sont nécessaires pour obtenir la victoire dans le combat “contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes” (v. 12):

    1. Se fortifier “dans le Seigneur et dans la puissance de sa force” (v. 10a).

    2. Revêtir “l’armure complète de Dieu” (v. 10b). Elle comporte la ceinture de la vérité et la cuirasse de la justice pratique; les pieds sont chaussés pour être prêts à répandre partout l’évangile de paix; le bouclier de la foi permet d'éteindre “toutes les flèches enflammées du Méchant” (v. 16) et le casque nous protège de ses attaques par l’assurance de notre salut; l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu, doit être prise également (v. 17). En résumé, notre armure est la Bible, la Parole de Dieu, crue et ancrée dans le cœur, à laquelle nous obéissons et que nous répandons; elle nous donne l’assurance de notre salut et, employée par l'Esprit, elle nous permet de vaincre.

    3. Être disposé à communiquer avec le chef de notre salut – c’est la prière. Le verset ci-dessus fournit plusieurs enseignements au sujet de la prière:

    a) Priez “en tout temps”. Il faut “toujours prier et ne pas se lasser” (Luc 18. 1), prier “sans cesse” (1 Thessaloniciens 5. 17).

    b) “Priez par toutes sortes de prières et de supplications… par l’Esprit”. Nous devons prier avec un véritable discernement des besoins, dans le sentiment de l’urgence et la conscience du sérieux de la chose pour laquelle l’Esprit nous a conduits à prier.

    c) “Faites des supplications en faveur de tous les saints”. Pourquoi n’avons-nous pas à prier seulement pour un certain groupe? Parce qu’il y a une seule Assemblée, un seul corps de Christ. La défaite d’un rassemblement affecte les autres, et la victoire de l’un d’eux est une bénédiction pour le corps tout entier. Nous sommes clairement enseignés à prier pour tous les croyants.

    Que le Seigneur nous aide à nous fortifier en lui seul, à revêtir l’armure complète de Dieu et à prier en tout temps et avec toute persévérance, afin que nous puissions le glorifier dans notre vie.

A.M. Behnam

PARDONNER

C'est lui (Christ) qui est notre paix : des deux (Israël et les nations) il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait.  Éphésiens 2. 14


Qui donc peut être sauvé ? … Pour les hommes, cela est impossible; mais pour Dieu, tout est possible.  Matthieu 19. 26


Le récit suivant m'a été rapporté récemment par un évangéliste. Cet homme prêchait dans un endroit isolé. Deux jeunes gens armés et dangereux, farouches ennemis l'un de l'autre, étaient présents, sans que ni l'un ni l'autre ne sache que son ennemi était là. Tout d'un coup, le prédicateur invite ceux qui le veulent à s'approcher: l'un des deux jeunes hommes s'avance et s'agenouille à l'une des extrémités de l'autel. Puis l'autre fait de même sur le côté opposé. L'évangéliste vient vers le premier, prie avec lui, et lui demande son pistolet. Puis il prie avec l'autre et lui prend également son arme. En se relevant, les deux jeunes s'aperçoivent soudain et se dirigent immédiatement l'un vers l'autre. Pendant une seconde, l'assistance retient son souffle. Mais les hommes s'embrassent ! Dès ce jour-là, ils sont devenus frères en Christ.

    La plupart des problèmes entre nous seraient résolus si chacun de nous réglait ses rancunes en laissant l'amour du Seigneur remplir son cœur (voir Romains 5. 5). Tout réveil véritable dans le cœur d'une personne la conduit vers l'amour. Par nature, nous sommes fiers et obstinés, mais au pied de la croix nous trouvons l'amour de Jésus et la capacité d'aimer notre prochain comme nous-même, et ainsi d'accomplir la loi de Dieu.

Paul nous exhorte :

S'il est possible, autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes Romains 12. 18

Il nous interpelle une fois encore :

Ainsi donc, poursuivons ce qui tend à la paix et ce qui tend à l'édification mutuelle
Romains 14. 19

Si nous n'apprenons pas à pardonner, c'est comme si nous laissions une plaie suppurer et l'infection se répandre dans tout le corps. C'est à cela que ressemble un esprit endurci, et c'est pourquoi il nous est dit :

Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle personne ne verra le Seigneur; veillant, de peur que quelqu'un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d'amertume, poussant des rejetons, ne vous trouble, et que par elle un grand nombre ne soient souillés. Hébreux 12. 14, 15

Le Seigneur Jésus a dit :

    S'il arrive que ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, seul à seul” (Matthieu 18. 15).

Vous pourriez dire: C'est mon frère qui est fautif; s'il veut être pardonné, qu'il vienne le demander. Mais Jésus a dit: Non, c'est toi qui dois aller vers lui; que tu aies raison ou que tu aies tort, en tant qu'enfant de Dieu, c'est à toi de venir vers lui.

    N'est-ce pas ce que Dieu a fait dans le jardin d'Éden? Adam et Ève avaient péché contre Dieu, et la Bible nous dit qu'il est allé à leur recherche. Il a appelé Adam: “Où es-tu?” (Genèse 3. 9). Ce n'était pas la voix d'un justicier. C'était la voix d'un Dieu qui nous cherche avec persévérance afin de nous pardonner. Le modèle de pardon est placé très haut.

Écoutez ces paroles :

    Que toute amertume, tout emportement, toute colère, tout éclat de voix, toute injure soient ôtés du milieu de vous, de même que toute méchanceté; mais, les uns à l'égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné. Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l'amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur
Éphésiens 4.31 - 5.2

    Quelqu'un a dit que nous ne ressemblons jamais autant à Dieu que lorsque nous nous pardonnons l'un à l'autre. Puissions-nous le réaliser ! Le corps de Christ manque de vie parce que les enfants de Dieu ont perdu de vue l'appel élevé à être imitateurs de Dieu et à apprendre à se pardonner les uns aux autres. Quand nous pardonnons à quelqu'un, c'est une odeur agréable pour notre Dieu parce que nous lui ressemblons davantage, à lui et à son Fils bien-aimé.

    Arrêtez-vous un instant et demandez à Dieu de vous montrer si vous n'avez pas à pardonner à quelqu'un. Ensuite, avec le pouvoir et la force qu'Il donne, appelez cette personne-là et demandez-lui de vous pardonner. Avec votre propre force cela sera impossible, mais rappelez-vous que Dieu accomplit ce qui est impossible !

SÛRETÉ ET CERTITUDE

Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous.  Exode 12. 13


Dieu était sur le point de faire tomber son jugement sur le premier-né de toutes les familles habitant en Égypte qui n’étaient pas abritées par le sang de l’agneau.

    L’Israélite n’était pas simplement abrité par ce sang placé sur les poteaux et le linteau de la porte de sa maison: il savait qu'il était en sécurité absolue, parce que Dieu l’avait dit. Il croyait simplement Dieu. Et cela lui donnait la paix. Il savait que l’ange destructeur ne pouvait pas toucher sa famille, parce qu’une victime sans défaut était morte à sa place.

    Ayant reconnu tout cela, un Israélite aurait pu cependant ne pas se sentir vraiment à l’aise et continuer à douter qu’il soit vraiment sauvé; mais cela n’aurait rien changé à sa propre sécurité. Il était sauvé par le sang et seulement par le sang, non par des pensées sur le sang. Dieu n’avait pas dit: Quand vous verrez le sang, je passerai par-dessus vous, mais quand “je verrai le sang”. Pourtant des milliers de chrétiens n’ont pas la paix, parce qu’ils mettent à tort leurs pensées au sujet du sang à la place du sang du Seigneur Jésus Christ versé à la croix. Ils font ainsi dépendre leur salut d’eux-mêmes, de leurs sentiments. Nous avons parfois tendance à considérer l’œuvre du Saint Esprit en nous (en formation ou en discipline), plutôt que l’œuvre de Christ pour nous, comme fondement de notre paix avec Dieu. L’œuvre du Saint Esprit en nous est une œuvre continue; l’œuvre de Christ pour nous est absolument complète et n’est pas à répéter. Faisons attention de ne pas confondre ces deux choses dans nos pensées.

D.W. Whittle

En toi, Dieu Sauveur, j’ai la paix du cœur; Tu fis tout pour moi; et sur ta justice se fonde ma foi.
Pour moi quel bonheur de savoir, Seigneur, Comme je le sais, que tu m’es propice, que tu fis ma paix!
Je vis donc en paix, parce que je sais Que, même en la mort, Christ est ma retraite, mon appui, mon fort.

H. Lutteroth

VENEZ À MOI, VOUS TOUS…

Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos.  Matthieu 11. 28


Venez à moi, a dit le Seigneur Jésus Christ. N’allez à personne d’autre. Celui qui vous a créés, c’est moi. Je connais tout ce qui vous concerne. Je discerne déjà de loin vos pensées et je sais ce que vous allez dire avant que vous l’ayez dit (Psaume 139. 2, 4). C’est moi qui ai payé le prix de votre salut, et je suis le seul qui puisse vous sauver et résoudre tous vos problèmes. Personne d’autre ne peut le faire. Aucun prophète de l’Ancien Testament ni aucun apôtre du Nouveau Testament ne peut vous sauver. Ni saint ni ange ne peut vous promettre une solution à vos problèmes, mais pour moi, il n’y a rien qui soit impossible.

    Je suis un Dieu juste et un Sauveur (Ésaïe 45. 21). “Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés”. Si fatigué et désespéré que vous soyez, aussi lourd que soit votre fardeau, venez simplement à moi. L’invitation est pour tous, riches et pauvres, vieux et jeunes, hommes et femmes. Elle s’adresse aux personnes cultivées comme à ceux qui sont marginaux ou sans morale. Venez à moi avec vos problèmes, qu’ils soient d’ordre financier, médical, moral ou conjugal. Venez à moi, comme l’ont fait tant d’autres avant vous, car j’ai promis que “celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors” (Jean 6. 37). Je suis venu afin que vous ayez “la vie”, et que vous l’ayez “en abondance” (Jean 10. 10). Venez maintenant; n’hésitez pas. Venez, vous, pécheurs, et vous, croyants. Venez, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés. Venez, et je vous donnerai du repos – du repos pour votre âme troublée, du repos pour votre esprit anxieux, du repos pour votre cœur attristé. J’ôterai votre crainte des tourments éternels et vous donnerai “la paix avec Dieu” (Romains 5. 1). Votre anxiété, je la remplacerai par “la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence” (Philippiens 4. 7). Pour moi, rien n’est impossible. “J’aime ceux qui m’aiment; et ceux qui me recherchent me trouveront” (Proverbes 8. 17). “Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés”: “Je suis le chemin, et la vérité, et la vie” (Jean 14. 6).

A.M. Behnam